FOCUS : FIF

Lundi, 29 Juin 2009 09:38 Administrateur
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Pourquoi la tête de Jacques Anouma est mise à prix ?

Depuis décembre 2002, l’Ambassadeur et trésorier de la présidence Président de la République, Jacques Anouma, est à la tête de la Fédération

Ivoirienne de Football(FIF). Il a succédé au Directeur Général de la Lonaci, Dieng Ousseynou. 7 ans après, des voix s’élèvent au niveau de certains présidents de clubs pour contester sa gestion et réclamer sa démission pure et simple. Du côté de la maison de verre, on crie à la machination et à la mauvaise foi. Cette guéguerre assez perceptible nous a amenés à rechercher les raisons profondes de cette levée de bouclier contre celui-là même qui a été porté en triomphe, il y a quelques années, à la tête du football ivoirien. Voyons ensemble pourquoi la tête d’Anouma est mise à prix aujourd’hui.

Kouyo Téa Narcisse, président de l’Africa Sports National, tenant du titre, Eugène Diomandé, président du Séwé de San-pédro et candidat malheureux à l’élection à la présidence de la Fif en 2006 et, à un degré moindre, Ervé Siaba, président de l’EFYM, sont les présidents de club les plus charismatiques qui, dans des déclarations publiques, remettent en cause, depuis un moment, la gestion de la FIF par le président Jacques Anouma. Les raisons évoquées sont légions.

Les griefs contre Anouma

Pour ces dirigeants de clubs dans leur ensemble, la gestion d’Anouma est sectaire, approximative et scabreuse. Ce qui n’est pas de nature à favoriser l’épanouissement du foot en Côte d’Ivoire. Ils lui reprochent, entre autres, le manque de résultats des sélections nationales ivoiriennes aux récentes compétitions internationales (CAN 2008, jeux olympiques, Chan 2009…) dû, selon eux, à la mauvaise organisation qui règne au sein de la FIF et à l’atmosphère malsaine au sein de la sélection nationale (entre Didier Drogba qui jouirait de traitement de faveur et ses camarades), ce qui serait à l’origine de la débâcle des Eléphants à la CAN 2008 au Ghana.

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est le récent drame survenu au stade Félix Houphoûet Boigny, lors de la rencontre Côte d’Ivoire-Malawi, qui a fait 19 morts et 300 blessés, selon les chiffres officiels, et au sujet duquel la FIF est tenue pour responsable. Enfin, pour les détracteurs d’Anouma, son mandat a pris fin depuis 2008, et par conséquent, il ne devrait pas s’accrocher au fauteuil. Dans cette danse endiablée où règlements de compte et autres revanches occupent une place de choix, d’autres présidents de clubs sont d’avis contraire et entendent rendre à Anouma tous les honneurs.

Pourquoi Anouma ne peut démissionner ?

Dans leur majorité, les présidents de clubs sont unanimes. Les accusations portées contre Anouma ne sont pas fondées  et relèvent de la machination, au regard des avancées notables qu’Anouma a apportées au foot ivoirien. Pour Sinan Kouassi, président de l’Association Sportive des Clubs de Cocody (ASCC) et membre de l’Association des présidents de D3, l’arrivée du président Jacques Anouma est très salutaire pour le foot ivoirien : « Même si on n’aime pas Anouma, il faut reconnaître qu’il a apporté beaucoup à la Côte d’Ivoire. Pour moi, président de club de D3, ma subvention qui était de 2 millions avant l’arrivée de Jacques Anouma, est passée à 8 millions aujourd’hui. Mieux, il entend la revoir à la hausse avant la fin de son mandat. Et je pense que c’est pareil pour les autres divisions », a argumenté Sinan.

M. Sory Diabaté, président de la Ligue professionnelle que nous avons joint au téléphone, a lui jugé inopportun de se prononcer sur ce débat. Cependant, il a indiqué que le souci de Jacques Anouma actuellement est de remettre en place une cellule de réflexion, afin de plancher sur les problèmes du foot en Côte d’Ivoire. Toute chose qui témoigne de l’attachement et de l’intérêt que Jacques accorde à l’évolution du football dans son pays. La position officielle de la direction de la FIF a été donnée par Djakalé, membre de la cellule de communication de la FIF.

Les  acquis du  foot ivoirien sous Anouma

Pour Jean-Claude Djakalé, de sa carrière de journaliste sportif et aujourd’hui, membre de la cellule Communication de la FIF, le président Jacques Anouma est de loin le président qui a le plus structuré la FIF. D’abord, parce qu’il a nommé des personnes à des postes de responsabilités ; ce qui n’était pas le cas sous l’ère de son prédécesseur où tout le pouvoir était concentré entre ses mains. Ensuite, il a relevé  qu’aujourd’hui, la FIF version Anouma est dotée d’une cellule de communication qui permet aux journalistes d’avoir des informations. Il a poursuivi pour dire que grâce au souci de développement qui anime son président, il a doté

Mise à jour le Mercredi, 29 Juillet 2009 00:26
 

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